Digiconquest, un projet personnel
Je fais tourner digiconquest.com sur mon temps libre. C’est un petit site où j’écris sur le fait d’être trouvé en ligne, pour les entreprises dont personne ne s’occupe. Ça me garde près de la partie technique du métier et ça me sert à essayer des choses que je ne peux pas essayer au bureau.
Pourquoi je l'ai lancé
Quatorze ans à vendre des plateformes publicitaires m’ont appris où était l’argent. Les agences, les trading desks et les régies se construisent autour des gros budgets. C’est logique. C’est là que les comptes tombent juste.
Ce qui m’est resté, c’est qui reste dehors. Les plombiers, les boulangers, les maraîchers, les encadreurs, les comptables qui travaillent seuls. Ce sont eux qui auraient le plus à gagner à être faciles à trouver, et ce sont eux qu’on ne rappelle jamais. Leur budget n’intéresse aucune agence, et les conseils écrits pour eux supposent qu’il y a un service marketing derrière la porte.
Ces métiers vivent du fait d’être vus. Une boutique a sa vitrine. Un maraîcher a son étal au marché. Un menuisier a les voisins qui parlent de lui.
Puis la rue a déménagé. Celui qui cherche un plombier à neuf heures du soir ne passe devant aucune vitrine. Il tape. Ce soir-là, les entreprises qui existent sont celles que le moteur de recherche trouve. Bien se placer dans les résultats, c’est l’enseigne d’aujourd’hui, et ça devrait être à la portée de tous ceux qui travaillent, pas seulement de ceux qui peuvent payer une agence pour ça.
Alors j’écris les guides que j’aimerais qu’ils trouvent. Du français simple, pas de jargon. Et j’accompagne ceux qui veulent aller plus loin.
Ce qu'il y a dessus
- Des guides pratiques sur un site WordPress : quel type de site construire, ce que coûte vraiment un budget Google Ads, quels outils SEO sont gratuits, comment lancer sans gaspiller.
- Un pipeline de contenu que j'ai construit sur l'API Claude et MCP. Il cherche, rédige, passe les contrôles SEO et publie.
- Un endroit pour tester le SEO en vrai : données structurées, vitesse de page, liens internes, et la façon dont les assistants IA lisent et citent une page.
- Une habitude de week-end. C'est la curiosité qui paie, pas un business plan.
Ce que j'en ramène au travail
Construire l’outil au lieu d’attendre qu’on me le donne, c’est une habitude que j’ai eue à chaque poste. Un modèle de forecast Excel et VBA chez Sizmek. Un dashboard client Power BI chez NANO Interactive, que l’équipe a repris comme standard de ses QBR. Un format de reporting d’appels dans Salesforce chez Naitways. Digiconquest, c’est le même réflexe tourné vers le contenu et l’automatisation.
Ça m’entretient sur des sujets qu’un poste commercial ne fait jamais travailler : la recherche, les données structurées, l’automatisation, ce que les modèles de langage font bien et là où ils calent. Quand un client demande ce que l’IA change pour son acquisition, je réponds en ayant construit quelque chose, pas en récitant une plaquette.
Allez y faire un tour
Le site est en français, écrit pour des patrons de petites entreprises.